Le Frankenbourg: Histoire du château

C'est un château sur un sommet isolé gréseux à 703 mètres d'altitude. Il domine le carrefour qui sépare la route du Val de Villéet celle de Sainte Marie aux Mines. Le site devais déja être occupé durant l'époque romaine, car une enceinte prohistorique du type du mur païen.

Le site est analogue a celui du Haut-Eguisheim: un beau sommet aux abords escarpés est séparé de la montagne par un large col. La muraille qui entoure la montagne à mi - pente, dont on voit de grands vestiges à l'ouest, est antérieur a l'époque médiévale. La plate forme est aménagée de façon spacieuse pour acceuillir une basse-cour étendue.

Les Comtes de Frankenbourg sont issus d'un vieux lignages aristocratique qui portait le nom de Sigebert. Leurs ancêtres sont comte de Sarregau et obtiennent en 1079 le château de Saarbruck qui dépendait de l'évêque de Metz. A partir du secon tiers du XIIème siècle, ils sont dans l'entourage des Hohenstauffen. En 1137 ils sont avoué de l'abbaye de Rosheim, en 1156 ils sont avoués de Wickersheim; leurs châteaux se trouvent à proximité des biens impériaux : celui du Frankenbourg près de Sélestat et celui de Werde près d'Erstein.

Mais ce lignage préstigieux n'est pas le fondateur du château du Frankenbourg. Celui-ci existe déjà lorsque le comte de Saarbruck épouse l'héritière d'un vassal des Staufen, vers 1135, semble t-il. Son fils s'y établit et en adopte le nom vers 1153. Puis vers 1185 les comtes construisent celui de Werde et se nomment d'après lui.

Les Werde-Frankenbourg doivent leurs titre de landgrave à la faveur impériale. Crée après 1125 par l'empereur Lothaire II pour faire echec aux Staufen, la fonction, qui est d'abords aux comtes de Hunebourg, subit une pause les deux dernières décennies du XIIème siècle. Elle est relevée en faveur d'un Sigebert lorsque celui-ci épouse une soeur du landgrave Godefroi vers 1201.

L'interrègne:

En 1232, les landgraves changent de camp avec nombre d'autres seigneurs alsaciens ( Landsberg, Rathsamhausen... ). Il font l'obligation du Frankenbourg à l'eglise de Strasbourg. Mais après la chute des Staufen, au mlilieu du XIIIème siècle, se sont mêlés à toutes les querelles en concurrence avec les deux autres prétendants qui sont l'évêque de Strasbourg et le duc de Lorraine. C'est alors qu'ils dressent le donjon cylindrique comme symbole du pouvoir impérial.

En 1336, le landgrave Ulric de Werde abandonne ses biens à son fils Jean et aux comtes d'Oettingen, à l'exception du Frankenbourg, qui est aux mains de Mullenheim. Au XIVème siècle est mentionnée une chapelle castrale.

L'eglise de Strasbourg achète en 1359 la succession des Oettingen. En 1393 le château est engagé au comte de Linange, en 1411, avec Chatenois, au prêvot de la cathédrale Burcard de la Petite-Pierre ( les Lutzelstein ) pour le dédommager d'avoir renoncer au siège episcopal. De plus Burcard n'étant pas ordonné prêtre obtint les dispenses pour se marier. L'engagère passe ainsi a son fils, Jacques de Lutzelstein. En 1447, l'évêque promet à celui-ci d'employer 1 000 florins pour réparer le château. Mais en 1449 l'engagère est vendue à Jean d'Uttenheim von Ramstein.

La ville de Sélestat obtint l'engagère vers 1462 du Grand-Chapitre, au détriment de Jacques de Hohenstein. En 1470, Sélestat donne l'ordre à son châtelain Christian de Stughert de mettre le château en défense à l'approche des troupes bourguignonnes qui font le siège du Ortenbourg. Strasbourg rachète l'engagère en 1481.

En 1611 la garnison n'est que de deux hommes qui se plaignent de ne pas avoir touché leurs soldes depuis 6 mois. En 1621, en prévision de la Grande Guerre, le Chapitre fait transporter le trésor qui y reste jusqu'en 1632 ( il est ensuite évacué sur la ville de Saint Dié ).

A partir de 1632 le château recoit une garnison suédoise....

 

 

 

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