Armement d'un château fort :

Pour les copropiétaires d'un château, un des moyens de se procurer de l'argent ou de renouveler son stocks d'armes; est d'héberger des troupes en guerre. Ceci ne se faisait pas sans craintes de voir eclater au château des disputes ou encore de se voir le château pris en siège par un ennemi de l'hôte acceuilli. De ce fait les modalités d'hébergements sont décrites dans les textes.

La durée maximale du séjour n'est que rarement fixée. S'agissant exlusivement de l'acceuil de troupes en guerre, celles - ci ne restent que le temps que leurs chefs jugent nécessaire d'utiliser le château, comme base d'attaque ou de replis , et surtout le temps qu'ils peuvent financer leur conflit. La guerre est finie, automatiquement l'hébergement prend fin. En 1473, au château du Hohenbourg, les rédacteurs prévoient tout de même une date limite pour l'hébergement : un an et un jour pour l'hôte même si celui-ci est toujours en conflit.

L'echelle des tarifs est en fonction de la classe des personnages acceuillis : un prince paye plus qu'un chevalier; et dépasse largement le cadre de la noblesse : valets, mercenaires ou de simple gens sont susceptibles d'être hébérgés.

Le réglement des droits se fais le plus souvent, sous forme de florins et d'arbalètes. Au Falkenstein, en 1484, le payement pouvais se faire soirt en argent, soit en arbalètes, soit en couleuvrines. A cela il faut ajouter pour les hôtes, de mettre a disposition du châtelain quelques hommes d'armes pour surveiller le château. A savoir que les châteaux sont souvent équipés d'une forge, et permet la fabrication de pointes de flêches et de carreaux d'arbalètes. Alors que l'arbalète elle même n'est pas fabriquée sur place.

Un seigneur de guerre s'installe chez des parents ou des amis en fonction de ses objectifs militaires, et non en fonction de l'allure du château. Mais on n'acceuille pas n'importe qui ; en 1448, lors de la guerre entre Strasbourg et des Sires de Frénétrange et de Thann, le Comte Louis de Deux-Ponts, Guillaume de Helfenstein et leurs alliès demandent la permission de se servir du château de Jean d'Ochsenstein pour mener une attaque sur leurs ennemis basés au chateau du Lutzelbourg sur Zorn. Il faut abandonner l'idée du personnage qui se présente à la porte d'un château avec juste le nombre d'arbalètes nécessaire pour y passer la nuit; et le "château - hotel" n'existe pas au Moyen-Age.

L'argent ainsi obtenu sert aux parties communes du château ( citerne, tours, donjon, murs d'enceinte ... ) et les arbalètes à la défense du château. D'après certains textes, les réparations ne sont entreprises que lorsque les bâtiments sont en délabrement avancé. Les coposseurs ont le devoir de participer aux frais afin de ne pas atteindre une telle extrémité; et cela en fonction des parts qu'ils détiennet au château. En 1447, à Schirmeck, on déclare que celui qui laisse s'écrouler une des muraille du château devra verser la somme de 200 florins à la "caisse commune".

Méthode de combats :

Dans l'imagerie populaire l'utilisation d'echelles, au moyen desquelles les assaillants grimpent à l'assaut des murailles, sont très souvent représentées lors des sièges. Mais cela nécéssite une armée imposante, car dans ce type d'attaque les pertes sont élevées. On préférera utiliser la méthode de sape, de blocus ou de bombardement du château visé.

Une attaque surprise doit être bien préparée; car une armée qui se déplace crée un nuage de poussière, ce qui donne l'alerte aux guetteurs. L'attaquant doit mener son coup de main avant que le defenseur ne puisse trouver une parade. Ainsi en 1396, des cavaliers strasbourgeaois pénètrent de nuit dans le Herrenstein, par une brèche ( dû sans doute a un mauvais entretient de la muraille ) et surprennent les habitants du château dans leurs sommeil... En 1465, c'est Antoine de Wessenberg qui, au Biederthal est surpris dans son lit par ses ennemis, qui ont profité de l'ouverture des portes par les domestiques.

Si l'attaque surprise échoue, il est toujours possible d'organiser le blocus et de faire ainsi le siège de la place. Un blocus consiste a empêcher toute approvisions d'un château ( boissons / armes / hommes d'armes / nourritures ). De ce fait un château doit disposer de réserves de vivres et de vin en permanence. Bien que l'eau provient d'un puit ou d'une citerne, il peut arriver que cela vient a manquer, surtout en période de secheresse. Ce qui peut arrivé également, c'est que l'eau devient impropre, polluée à la consommation.

L'attaque, ainsi que la défense, d'un château fort se fait au moyen d'armes individuelles :arcs, arbalètes, arquebuses, canons ( plutard ); en cas de siège on utilisera plutôt : trébuchets, catapulte ( aucune utilisation en Alsace citée ).

L'usage de ces armes de jets implique un grand nombre de personnes pour son fonctionnement, ainsi qu'une personne sachant bien manier l'arme : le boulet doit atteindre sa cible. Un siège quel qu'il soit, est toujours très couteux.

En juin 1287, Rodolphe de Habsbourg est en conflit avec Anselm de Ribeaupierre. Ce dernier envois des troupes au Ribeaupierre. N'osant lancer une attaque sur le château, les assaillant sont contraint de lever le siège au bout de trois jours. ( Voir l'histoire du château du Saint - Ulrich ).

Quelques sièges de châteaux forts:

( ouverture en popup )

Et les défenseurs dans tout ca... :

Les copossesseurs assument en commun la garde et la défense du château; en cas de guerre ils envoient des armes, des hommes d'armes et du matériel; le stock de vivres étant toujours surveillé pour éviter de manquer lors d'un siège.

Les paix castrales indiquent en chiffres les effectifs en période de guerre et en période calme: en 1389, au Vieux - Windstein, 5 écuyers supplémentaires en armes doivent demeurer au château tant que le risque n'est pas écarté, au lieu de 6 hommes en temps normal. En 1399 au Herrenstein, c'est 16 hommes d'armes qui sont ajoutés aux défenseurs; soit un total de 28 hommes. Pour le cas du Herrenstein, il faut tout de même surveiller 300 mètres de courtines !

L'augmentation des défenseurs en cas de guerre est valable pour tous les chateaux, ce qui est logique...

Le guetteur, qui reste dans le donjon, annonce l'arrivée d'une troupe ou un danger par l'utilisation d'une corne. Ces cornes sont fabriquées en bois ou en cuivre, ou en terre cuite ( Warthenberg au XIIème siècle ).

Les paysans sont aussi parmis les garnisaires, leurs participation à la défense du château faisait également parti des corvées qu'ils ont a remplir envers leurs seigneur. Au XVème siècle , les habitants du Val-de-Villé sont exempt de l'obligation de guarde et de participation a l'entretient du Ortenbourg.

Un motif de construction d'un château est la protection d'un territoire et de ses habitants. Un seigneur a bien sûr intêret a maintenir la paix dans ses domaines afin de garantir le meilleur rendement de sa population, dont dépend l'importance de ses revenus basés sur la justice et la fiscalité. La paix est un avantage pour tous, on evite de s'attaquer à un voisin dont le risque de réplique est trop important.

Depuis son château le seigneur assure aux habitants justice et protection qu'il se fait payer au moyen de redevances. Le poids des impots est souvent éxagérer... Pour le seigneur il ne s'agit pas de ruiner ses sujets ( paysans, marchands ... ) mais de leurs permettre de travailler dans de bonnes conditions, les désordres ne peuvent que baisser les revenus. Le service de guet auquel peut être appelé la population masculine se place dans cette perspective. Il signifie pour les sujets de protection de leur seigneur et la possibilitée de trouver refuge dans les murs de son château en temps de troubles.

Mais qu'il s'agisse de petits châteaux, de cimetières fortifiés, d'enceintes d'une ville, ces refuges sont en général éfficaces dans la mesure où la guerre au Moyen Age est avant tout une succéssion d'opérations menes par de petits groupes qui ne peuvent pas perdre leurs temps en les assiègeant.

De plus une faible garnison suffit pour défendre un château. Ce la s'explique par les techniques d'attaques et de défense du château. Lors d'un siège l'assaillant concentre son tir sur une partie de la forteresse. pour exemple, l'oretnbourg peut être défendu par 10 ou 12 hommes d'armes ( au XVème siècle ). Il n'est pas nécessaire non plus de surveiller tout le château, seul la partie exposé à l'attaque doit être étroitement surveillé.

Les Armes :

Comme déja cité plus haut, se sont les "hébergements" et les copossesseurs d'un château qui doivent fournir à la garnison le matériel nécessaire pour se défendre.

Parmis les armes déposées au château figure en première ligne l'arbalète. Celle-ci se diffuse au XIIème siècle et se prédomine jusqu'au XVème siècle; malgré l'augmentation des armes a feu ( arquebuses et couleuvrines ) du XVème. L'arbalète reste une arme , jusqu'au XVIème siècle , de guerre appécié avant d'être utilisé pour la chasse. D'un maniement et d'un cout moindre, elle a une cadence de tir plus rapide; qu'une arquebuse. En 1474, une arbalète coûte 4 florins, tandis qu'une arquebuse coûte 30 florins. De plus la portée de tir des deux armes est relativement de même distance.

Les armes a feu sont en usage à partir du XIVème siècle; deviennent courante au siècle suivant. Pour exemple : à l ' Oschenstein ( 1411 ) on compte deux arquebuses , deux arbalètes et deux arcs ; à l ' Ortenbourg ( 1474 ) on compte douze pièces d'artillerie et 8 arbalètes. A partir du milieu du XVème siècle, l'arbalète ne soit là que pour seconder l'artillerie. Ce changement est dû également aux adaptations aux armes a feu aux châteaux eux-mêmes.

L'arc, de par sa taille, n'est pas adapté aux niches et aux recoins d'un château. L'arc est plutôt utilisé lors de bataille en " pleine air ".

De plus les boulets de pierre peuvent être taillé sur place, ainsi que les balle en plomb peuvent être fondus sur place également. Au Fleckenstein, à l'Ortenbourg, à Rathsamhausen - Ottrott, on y a découvert lors de fouilles des moules à balles; ils sont tous datés entre le XVème et le XVI ème siècle.

Les rares mentions indiquent que les armures ne font pas partie des armes utilisées pour la défense colléctive d'un château. Une cuirasse par son coût élevé, et un élément de protection individuel. Dans les paix castrales on ne trouvera mentionné uniquement les armes de défenses commune : les épées et les haches ne sont pas mentionnées, mais cela ne signifie pas qu'elles ne trouvaient pas de place au chateau. Ce sont plutôt des armes de défense rapprochées. On en a trouvé lors de fouilles aux divers châteaux.

Liste non exhaustive des armes présentes dans les châteaux :

( ouverture en popup )

Les armes de siège et de bombardements :

 

Les armures :

  • Les Brigandines
  • Les Cottes de mailles
  • Les cuirasses
  • les Boucliers

Hommes en armes en fonction de leurs siècles:

 

 

 

 

:: Partenaires :: Aide :: Ecrivez-moi ::
Kit Graphique XLTouch Site des châteaux Forts d'Alsace